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Le bonheur


 

 

Le bonheur (étymologiquement : bonne chance) désigne un état durable de satisfaction et de plénitude. Le bonheur se distingue du plaisir et de la joie, qui sont des émotions éphémères et toujours liées à un objet particulier. La satisfaction des besoins fondamentaux (se nourrir, se vêtir, se loger et se sentir en sécurité) représente les éléments essentiels pour atteindre un état de bien-être. L'être humain a également besoin de vivre en société. Le besoin relationnel répond alors au besoin d'aimer et d'être aimé. À travers les relations amicales et amoureuses, l'individu apprend à mieux se connaître et à comprendre ceux qui l'entourent. Le besoin d'accomplissement de soi se traduit par un désir de comprendre, de connaître et de se réaliser. De nombreux philosophes, intellectuels et chercheurs se sont prononcés sur la question du bonheur, et la seule conclusion sur laquelle tous s’entendent, c’est que le bonheur est une notion subjective et relative.

Le bonheur est une question d’aptitude et d’attitude. Il dépend de ce que l'on recherche dans la vie : réussite sociale, familiale, professionnelle, financière, physique, morale…

Le bonheur est une finalité visée par tous : tout homme cherche à être heureux. C'est même son grand rêve. Mais tous les hommes ne s’accordent généralement pas sur les biens qui permettent de l’obtenir. Certains recherchent exclusivement l’argent ; d’autres le plaisir ; d’autres se préoccupent de leur santé. L’argent rend heureux parce qu’il permet d’acquérir tout ce qu’un homme peut désirer. Mais, on ne désire jamais que ce qu’on croit être source de plaisir. C’est donc pour le plaisir qu’on cherche à avoir de l’argent. Or, quel plaisir aurions-nous de vivre si nous étions malades ? La santé est donc plus indispensable au bonheur que l’argent et le plaisir.

Pour Voltaire c'est la raison qui doit guider l'homme, c'est la raison qui permet le progrès et qui permet d'accéder au bonheur. La faculté de juger, de distinguer le bien du mal et le vrai du faux est un moyen d'atteindre le bonheur.

Ce qui s’impose à nous est d’assurer notre propre bonheur. Cependant, les autres représentent une condition non négligeable pour notre bonheur. Est-ce qu’un bonheur égoïste est de notre intérêt ? Le bonheur collectif ou commun satisfait pleinement l’homme.

La moralité est le bien suprême, mais le bien complet semble être l’union de la vertu et du bonheur. Il ne semble pas qu’il y ait de bonheur possible sans liberté, et de liberté possible sans vertu. Autrement dit, la liberté va de pair avec la morale.

L’argent ne fait pas toujours le bonheur, mais il y contribue. L’argent n'apporte pas le bonheur même s'il constitue l'une de ses causes. Mais la clé du bonheur dans cette vie est dans l'au-delà, en la foi en Dieu et l'accomplissement des bonnes œuvres.

Le bonheur réel est synonyme de liberté : faire ce qu’on a envie de faire, loin des contraintes morales et sociales (ex : le conformisme social est un frein au bonheur de l’individu). Le vrai bonheur consiste dans l'acceptation de la souffrance qui chemine vers la joie.

Mais, Le bonheur total est utopique. La vie impose ses contraintes auxquelles l’individu ne peut pas échapper (contraintes sociales, économiques, politiques, etc.). La liberté, nécessaire au bonheur, a des limites (ex : on ne peut accéder au bonheur que par l’apprentissage de la liberté (Driss Chraïbi). Vouloir accéder au bonheur total, sans se soucier de la loi, est une preuve d’égoïsme.

La satisfaction des besoins de base représente la condition indispensable mais non suffisante pour être heureux. Bien entendu, d'autres facteurs comme les traits de personnalité, les valeurs d'une société et même les expériences de vie peuvent influencer votre vision du bonheur.


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