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la violance contre la femme


La violence contre la femme


 

Que de femmes mariées sont battues, maltraitées, spoliées dans leurs droits les plus élémentaires! Que de filles vierges sont violées et agressées sauvagement! Le responsable: l’homme.

Pourtant, la femme est le symbole d’affection, de douceur et de féminité. Alors, elle mérite notre respect et notre estime.

 

Les formes de la violence conjugale

Les actes de violence contre les femmes dans le couple peuvent être verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et économiques.

Les violences verbales s’entendent dans la voix, le ton. Elles se caractérisent par des cris, des hurlements. Elles créent un sentiment d’insécurité, de peur.

Les violences psychologiques sont une dévalorisation de la personne par des propos méprisants, par l’humiliation ou par le chantage.

Les violences physiques font référence aux coups et blessures.

Les violences économiques se traduisent par une privation d’accès aux ressources financières propres ou aux ressources du ménage.

Les violences sexuelles par des pratiques forcées ou par le viol.

Causes de la violence contre les femmes

-Sur le plan individuel, la violence conjugale naît du désir de contrôler une personne que l'on refuse de voir comme son égale.

-Certains événements peuvent déclencher une agression : la conjointe réplique, refuse d'avoir des relations sexuelles, ne s'occupe pas bien du foyer, va quelque part sans autorisation, questionne la fidélité du conjoint, etc.

-L'alcool, la drogue et le stress peuvent favoriser l'expression de la violence.

La violence conjugale a des racines sociales et historiques profondes.

-Elle est la manifestation de rapports de force historiquement inégaux entre les hommes et les femmes.

-Elle est une construction sociale : la société et ses institutions véhiculent des valeurs qui favorisent son émergence. Si la violence conjugale est construite socialement, elle est néanmoins choisie individuellement.

Elle se perpétue par l'entremise de la socialisation sexiste. Les garçons apprennent à être forts et autonomes, à recevoir les privilèges, à ne pas tolérer les frustrations, à préserver leur ego, etc. Les filles apprennent à prendre soin des autres, à se dévouer, à se sentir responsables du bonheur d'autrui, à être compréhensives, à donner sans rien demander en retour, etc.

Conséquences des violences conjugales

La violence au sein du couple a une incidence majeure sur la santé des femmes, que ce soit du fait des blessures provoquées ou des affections chroniques qu'elle peut engendrer. Les coups reçus, l'état de tension, de peur et d'angoisse dans lequel elles sont maintenues par leur agresseur, ont de graves conséquences et sont à l'origine de troubles très variés.

-Les lésions traumatiques sont une conséquence de la violence physique. Elles sont souvent multiples, d'âge différent et de nature très variée. Erosions, ecchymoses, hématomes, contusions, plaies, brûlures, morsures, traces de strangulation, mais aussi fractures, sont les principales lésions retrouvées.

-Les violences physiques ne sont jamais isolées. Elles sont accompagnées d'injures, de menaces et précèdent le plus souvent des rapports sexuels forcés.

Comme pour leur mère, la violence conjugale a de nombreux impacts sur la santé des enfants. Ils peuvent souffrir :

- de lésions traumatiques : blessures accidentelles lorsque l'enfant reçoit un coup qui ne lui était pas destiné, ou violences intentionnelles, que l’enfant soit utilisé comme moyen de pression ou lui-même victime de violences de la part de l'un de ses parents. Les blessures peuvent alors être de tous types et de localisations différentes ;

- de troubles psychologiques : troubles du sommeil, cauchemars ; troubles de l'alimentation ; anxiété, angoisse ; état dépressif ; syndrome post-traumatique ;

- de troubles du comportement et de la conduite. Le climat de violence qui règne à la maison, la terreur engendrée par cette violence déséquilibre l’enfant et peuvent provoquer en lui : désintérêt ou surinvestissement scolaire, agressivité et violence ; fugues et délinquance ; conduites addictives et toxicomanies ; idées et tentatives de suicide.

- des troubles psychosomatiques. Le manque de soins ou le traumatisme psychologique engendré par les violences entraînent des troubles sphinctériens à type d'énurésie, des retards staturo-pondérals, des troubles de l'audition et du langage, des infections respiratoires à répétition.

 

Certes, la femme est un être faible physiquement, mais elle participe au développement et au progrès du pays. Les femmes violentées doivent briser le mur du silence et aller porter plainte.

Il faudra condamner la violence contre les femmes et la considérer comme une violation des droits humains et une atteinte à leur dignité.

Il faudra aussi que les maltraiteurs soient punis et que les victimes soient indemnisées.

Halte à la violence contre les femmes

La violence contre les femmes, souvent sous-estimée, est rarement punie.

Les femmes et les fillettes subissent des violences de façon disproportionnée, en temps de paix comme en temps de guerre. Ces actes peuvent être le fait de l'Etat, du groupe social ou de la famille.

Le droit de vivre à l’abri de la violence est un droit humain fondamental.

Partout, dans les foyers comme dans les zones de conflit, la violence doit cesser. La violence contre les femmes et les fillettes est un scandale au regard des droits humains. Pourtant, dans de nombreuses sociétés, les autorités y semblent indifférentes et leur attitude se caractérise par le silence et l'inaction.

De la chambre à coucher au champ de bataille, de la cour de récréation à l'atelier ou au bureau, les femmes et les fillettes courent le risque de subir des violences sexuelles.

Les autorités sont encore loin de prendre les mesures appropriées contre les viols et les autres formes de violence sexuelle.

Une femme brutalisée, agressée ou violée doit pouvoir bénéficier de toute une gamme de services dispensés dans un esprit respectueux et solidaire, compte tenu des particularités de son cas et de ses conditions de vie.

La violence conjugale, qu’elle s’exerce de façon verbale ou physique, est une réalité quotidienne pour des milliers de Marocaines.

Pourtant, cette violence, qui s’exerce à l’intérieur de la sphère familiale, reste largement tabou et les femmes qui décident de se rendre au Centre d’écoute ont du mal à exprimer leurs douleurs. Parfois, leur corps parle pour elles.

Celles qui souhaitent s’adresser à la justice sont rapidement découragées par les procédures longues et compliquées. La loi marocaine exige que douze témoins appuient la déclaration de la femme battue. Or, les violences se déroulent à la maison, en privé... « Même avec le nouveau Code de la famille, la loi reste compliquée. Il y a différents points qui ne sont pas pris en compte légalement, comme le cas de la violence ou la protection des femmes célibataires. Celles-ci sont souvent maltraitées par leurs employeurs, leur propriétaire ou leur partenaire. Elles sont victimes de la pauvreté, de la prostitution. Et la Moudawana ne leur offre pas de recours.

Une enquête réalisée en juin 2000 par l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), montre que la violence à l’égard des femmes est une pratique courante dans le pays. 55,3% des personnes interrogées ont reconnu connaître dans leur entourage une femme battue par son époux.


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